Les années cinquante sont immanquablement marquées par la fin de l’âge d’or et le début de l’âge d’argent des comics aux États-Unis.

Le début des années cinquante voit se profiler de nouveaux héros à succès. En effet, les héros patriotes et les super-héros classiques, mis à part les plus importants comme Superman, Batman, ou Captain Marvel, sont totalement délaissés par le public. Et les comics de romance n’intéressent plus non plus les lecteurs. En outre, de violentes critiques secouent le pays au sujet de ces lectures qui ne connaissent aucune censure, ce qui conduit à la création d’une commission chargée de juger la nocivité des comics. Une fois le “comics code” instauré, la publication des séries les plus horribles est stoppée. C’est alors que le comic book Showcase sonne le renouveau des comics. Tout d’aborFlashd DC Comics recrée le personnage de Flash, puis d’autres héros viennent le rejoindre dans ce comic book, dont certains verront naître leur propre série. C’est le début de la période qu‘on nomme l’âge d’argent.

Du côté de la bande dessinée française, les années cinquante marquent la publication des premiers albums d’Alix, ou bien du meilleur album de Dan Cooper, Le Mur du Silence ou encore du chef d’œuvre de Tillieux, La voiture immergée. On notera également les sorties de Johan et Pirlouit, Le lutin du Bois des Roches, un personnage inoubliable, Lefranc, La grande menace, qui se positionne en véritable concurrent de Blake et Mortimer, ou encore Le juge, album de Lucky Luke aux personnages secondaires les plus réussis de la bande dessinée.

Les belges flamands ne sont pas en reste avec la collection Bob et Bobette qui remporte un vif succès.

Mais la bande dessinée des années cinquante reconnue comme la meilleure par les bédéistes est l’incontournable “La Marque Jaune” de Black et Mortimer.

Lorsqu’on parle de la bédé des années cinquante, on ne peut pas passer sous silence le genre manga. En 1947, Osamu Tezuka publie son premier manga « La nouvelle ile au trésor ».

Mais à l’image des casinos qui sont passés de constructions glamours à des applications mobiles comme SpinPalace, la bédé a dû s’adapter à l’évolution. De nos jours, elle est également publiée sur des média tels qu’internet pour facilité son accessibilité.