La maison aux sept pignons, roman gothique de Nathaniel Hawthorne publié en 1851, a été repris à la fin des années cinquante dans les bandes dessinées adaptées de la littérature classique Classics Illustrated. C’est sous forme de comic books qu’était publiée cette série conçue par Albert Lewis Kanter en 1941. L’œuvre a également été réimprimée à la fin des années 90.

C’est l’histoire d’une maison du 17ème siècle hantée depuis sa construction par des séances de sorcellerie et des morts mystérieuses. Peut-être l’explication de The House of the Seven Gablesce phénomène réside-t-elle dans le fait que la maison a été bâtie sur un terrain saisi à tort par un colonel à son propriétaire, condamné à la pendaison pour cause de sorcellerie et qui aurait jeté un sort à sa demeure avant de s’éteindre. Ou bien est-ce lié au fait que le charpentier de la maison était le fils du propriétaire dessaisi, qui avait pourtant accepté de bâtir cette grande maison à pignons. Le colonel, qui est retrouvé mort dans son fauteuil le jour où elle est terminée, est la première victime de la maison. Une héritière du colonel est désormais propriétaire de la maison et son cousin qui lui rend visite est également retrouvé mort dans ce même fauteuil. Effrayés, l’héritière et son frère qui vivait avec elle tentent de s’enfuir, mais une force irrésistible les attire vers la maison. Finalement, les occupants de la maison finiront par l’abandonner afin d’entamer une nouvelle vie à la campagne et se débarrasser d’un passé trop lourd pour leurs épaules.

Cette œuvre, qui impose avec brio cette atmosphère d’angoisse liée à la malfaisance accablante de la maison, où rode l’horreur furtive et la maladie, saisit le lecteur de la première à la dernière page. Et tout cela sans aucune violence dans le langage ou l’action, tout étant subtilement glissé en arrière-plan au moyen d’insinuations effroyables.